Votre puits / votre eau

La contamination d'un puits

FRÉQUENCE DE LA CONTAMINATION

La contamination des puits de surface ou des puits tubulaires (artésiens) n'est pas rare. La plupart des données (références sur demande) s'accordent sur une fréquence de contamination occasionnelle ou continue de plus de 50 % des puits au Québec et ailleurs.

Qu'est-ce que la contamination ?

CONTAMINATION AIGÜE ET CHRONIQUE

La contamination de l'eau peut être d'origine physique, chimique ou bactérienne. Toutefois, lorsqu'il est question de contamination, c'est le plus souvent de contamination bactérienne dont il est question. Elle est en effet la plus à craindre parce qu'elle peut être la cause de troubles de santé immédiats : coliques, indigestion, diarrhée, et même des troubles pouvant causer la mort. Les contaminations autres que bactériennes, tels que la présence de métaux lourds dans l'eau, ont aussi des effets sur la santé mais ceux-ci se manifestent à plus long terme, par suite de la consommation prolongée d'une eau chargée de certains éléments nocifs. La contamination qui a des effets immédiats est dite contamination aigüe, alors que celle dont les effets sont à long terme est dite chronique.

CONTAMINATION NATURELLE ET CONTAMINATION D'ORIGINE HUMAINE

La contamination peut être d'origine naturelle, comme dans le cas de l'uranium qui se retrouve dans la roche naturelle en Outaouais (Chelsea, La Pêche, etc.), ou de l'arsenic que l'on retrouve dans certaines formations géologiques de l'Abitibi-Témiscamingue. Inversement, la contamination de l'eau peut aussi être attribuable à l'activité humaine. Des résidus d'activités industrielles passées ou présentes peuvent laisser des traces dans l'eau potable. Les anciens sites d'enfouissement sanitaire (site Cook à Gatineau - secteur Aylmer) doivent faire l'objet d'échantillonnages constants afin de détecter la fuite de contaminants vers les sources d'eau potable. En Montérégie, les activités agricoles sont plus à redouter, comme la culture intensive du maïs qui utilise des quantités importantes d'engrais azotés, une cause des contaminations localisées en nitrates et nitrites.

MESURE DES CONTAMINATIONS DANS L'EAU POTABLE

En vertu du Règlement du Québec sur la qualité de l'eau (RQEP), l'eau potable ne doit contenir aucune bactérie de type coliforme fécal (E. Coli) dans un échantillon de 100 mL et moins de 10 bactéries de type coliformes totaux. Les échantillons doivent être prélevés suivant la procédure décrite sur la feuille jointe à la bouteille d'échantillonnage fournie par Techn'Eau Conseil ou par un laboratoire accrédité auprès du ministère de l'Environnement.

Les contaminations d'origine minérales ou chimiques (chroniques) sont mesurées par des analyses spécifiques. L'ensemble des méthodes et des protocoles d'échantillonnage et d'analyses au Québec sont établis et mis à jour par le Centre d'études en analyse environnementale du Québec (CEAEQ), un organisme du Ministère de l'Environnement.

Pour juger de la qualité de l'eau, les résultats des analyses sont comparés aux limites maximales prévues par le RQEP, la cause des dépassements de normes doit être identifiée, corrigée et éventuellement l'eau doit être traitée pour être consommée en toute sécurité.

Comment prévenir la contamination ?

La contamination bactérienne de type coliforme fécal (e.coli.) a pour origine les matières fécales des animaux (rats, souris, chiens, chats, animaux de la ferme, etc.), la prolifération des insectes et l'infiltration d'eau provenant de fosses septiques et de champs d'épuration défectueux ou saturés. Dans nombre de cas, la contamination peut être évitée grâce à une bonne construction du puits, de même que par l'aménagement et l'entretien régulier de ses abords.

Quelques conseils

Dégagement

Tout puits doit être situé à plus de 30 m d'un champ d'épuration, ceci est une obligation réglementaire. Le risque de contamination par des coliformes fécaux s'accroît considérablement lorsque le puits est situé à moins de 30 m d'un champ d'épuration. Dans le cadre d'une étude effectuée en Montérégie, 75 % des puits contaminés étaient situés à moins de 30 m d'un champ d'épuration.

Pente

Le pourtour de tout puits doit être aménagé en pente de façon à ce que les eaux de pluie et de la fonte des neiges s'éloignent du puits. La paroi du puits devrait dépasser le niveau du sol aménagé d'au moins 40 cm (16 po).

Scellement

Le dessus du puits foré devrait être fermé par un couvercle étanche à l'exception d'une ouverture prévue pour l'admission d'air. Cette petite ouverture devrait être protégée par un moustiquaire. On peut se procurer ces couvercles chez Techn'EAU Conseil. Les puits de surface, quant à eux, sont particulièrement sujets au manque d'étanchéité de surface. Il est recommandé de vérifier l'intérieur et l'extérieur du puits tous les printemps. Les coulisses d'eau à l'intérieur du puits laissent souvent des traces apparentes même une fois sèches. Cimenter ou colmater en utilisant toujours des produits dont l'usage est compatible avec l'eau potable.

Débris

Les abords du puits doivent être propres. On ne doit pas y déposer d'ordures ou de débris, ni y entreposer d'essence, de produits chimiques, d'engrais, d'huile usée ou d'antigel ou quoi que ce soit qui pourrait poser un risque de contamination.

Localisation et scellement des puits abandonnés

Le danger de contamination que posent les puits abandonnés pour les puits exploités est généralement sous-estimé. Tout puits abandonné doit être localisé et scellé de façon permanente, de sorte que l'eau de surface ne puisse s'y introduire.

Pour résumer…

  1. Tout puits doit être situé à plus de 30 mètres (98 pieds) d'un champ d'épuration.
  2. Le pourtour du puits doit être aménagé avec une petite pente pour éloigner les eaux de surface.
  3. Le puits devrait excéder le niveau du sol d'au moins 40 cm (16 po) et être pourvu d'un couvercle étanche.
  4. Aucune accumulation de débris, matériaux ou déchets ne devrait se trouver aux abords du puits.
  5. Tout puits abandonné devrait être scellé de façon permanente.

La désinfection d'un puits

La DÉSINFECTION, aussi appelée chloration-choc, est la méthode recommandée pour désinfecter un puits de surface ou un puits tubulaire (artésien). On procède en incorporant une solution de chlore à l'eau du puits. Pour assurer une désinfection complète, le chlore doit rester en contact avec toutes les parties du puits et de la plomberie pendant plusieurs heures. On se sert habituellement d'eau de javelle sans additif dont la concentration en hypochlorite de sodium est de 5,25 %, par exemple.

Quand ?

Un puits «bien protégé», soit un puits qui n'est pas alimenté par de l'eau de surface ne devrait jamais avoir besoin d'être désinfecté. Dans le cas des autres puits, la présence de coliformes même en petites quantités peut justifier la chloration. Les puits de surface sont plus vulnérables à la contamination, on ne devrait pas hésiter à procéder à leur chloration, en cas de doute. Le temps le mieux choisi pour chlorer un puits est période de la fonte des neiges et celle de la canicule, généralement au cours du mois d'août. La chloration-choc est également recommandée toutes les fois que des travaux sont effectués dans le puits et chaque fois qu'un puits est remis en service après une période d'inactivité prolongée.

Note importante Si un appareil de désinfection est utilisé, comme une lampe ultra violette, la désinfection du puits n'est pas nécessaire. On se limitera à désinfecter la plomberie suite à une période d'arrêt du dispositif de stérilisation de l'eau.

MARCHE À SUIVRE POUR DÉSINFECTER UN PUIT

1. À l'aide du tableau ci-dessous, établissez la quantité d'eau de javelle nécessaire à la chloration de votre puits. Si votre puits n'a pas de problème de contamination persistante, choisissez le dosage tel quel, soit 200 parties par million (ppm). Si votre puits est fortement contaminé, doublez la dose de javex.

PUITS DE SURFACE

Diamètre du puits

QUANTITÉ DE JAVEX NÉCESSAIRE

Pour 1 pi d'eau

Pour 10 pi d'eau

Pour 15 pi d'eau

Pour 20 pi d'eau

Once

Ml

Tasse

Litre

Gal US

Litre

Gal US

Litre

24 po

12

340

15

3,4

1 1/3

5

1 ¾

7

30 po

18

530

22

5,3

2

8

3

11

36 po

26

780

32

7,8

3

12

4 ¼

16

48 po

46

1360

57

13,6

5 ½

20

7

27

note: 1 tasse = 8 onces et 1 gal US = 128 onces.

PUITS ARTÉSIEN OU PUITS FORÉ

Diamètre du puits

QUANTITÉ DE JAVEX NÉCESSAIRE

Pour 1 pi d'eau

Pour 50 pi d'eau

Pour 100 pi d'eau

Pour 300 pi d'eau

Onces

mL

Tasses

Litres

Tasse

Litres

Gal US

Litres

6 po

0,51

15

3

750

6

1,5

1 ¼

4,5


2. Incorporez la quantité d'eau de javel nécessaire, attendez 20 minutes et ouvrez tous les robinets de la maison jusqu'à ce que l'eau sente le chlore.

3. Raccordez un boyau au robinet extérieur et arrosez abondamment l'intérieur du puits pour bien mouiller les parois avec l'eau chlorée. À cette étape, on peut également procéder au curage du puits en brossant vigoureusement les parois avec une brosse à long manche.

4. Laissez agir le chlore pendant 12 à 24 heures.

5. En vous servant du robinet extérieur, faites couler l'eau chlorée vers un fossé ou un drain pluvial. Évitez de vidanger cette eau dans la fosse septique. Finalement, ouvrez les robinets de la maison et laissez couler jusqu'à ce que l'eau ne sente plus.

NOTES:

  • Si l'eau contient du fer ou du manganèse, le chlore lui fera prendre une coloration jaunâtre qui disparaîtra graduellement.
  • L'eau de surface qui s'infiltre dans le puits est une cause fréquente de contamination. Si vous constatez l'existence d'un tel problème, consultez-nous, nous pouvons vous aider à y remédier.
  • Certains appareils de traitement de l'eau peuvent être endommagés par un contact prolongé avec du chlore en forte concentration. En cas de doute, mettre les appareils en dérivation.
  • Si vous avez un réservoir à pression où l'eau et l'air sont en contact (réservoir en acier galvanisé), il faut vider l'air pour que la solution désinfecte toute la paroi.

Diam. du puits
(po)

Quantité d'eau
(gal US /pi)

Diam. du puits
(pi)

Quantité d'eau
(gal US /pi)

2

0,163

1

5,87

3

0,367

2

23,5

4

0,653

3

52,9

5

1,02

4

94,0

6

1,47

5

147,0

8

2,61

 

 

10

4,08

 

 


TABLEAU 2

Source de chlore utilisée

% de chlore actif

Forme

Quantité à ajouter à l'eau(par 100 gal US d'eau)

Eau de javel - (sans parfum ni aucun additif)

5,25

Liquide

1.5 litres

Eau de javel concentrée

12

Liquide

0.7 litre

Chlore en granules

65 - 75

Poudre

4 onces

Note : la concentration obtenue sera de l'ordre de 200 ppm, pour une chloration-choc à 400 ppm, doubler la dose recommandée.

Attention ! Cas particuliers

1. Si le réservoir à pression est en acier galvanisé, il faut le vider de son air pour que la solution entre en contact avec toute la paroi.

2. Les réservoirs à membrane ou à ballon d'eau en matière synthétique ne sont pas garantis spécifiquement contre les effets de la chloration-choc, mais des dommages immédiats n'ont jamais été portés à notre connaissance. Ces réservoirs n'ont pas besoin d'être vidés de leur air.

3. Normalement, on doit mettre les appareils de traitement d'eau en dérivation avant de procéder à la chloration-choc. C'est le cas des appareils à osmose inversée, des filtres au charbon activé et de plusieurs résines d'adoucisseurs, en particulier celles qui sont faites de billes de polystyrène. Dans le doute, ce qui peut arriver assez souvent en pratique, mettre en dérivation. Cela dit, si ces appareils ne peuvent être désinfectés, il faut garder à l'esprit qu'ils sont d'éventuels milieux propices au développement des bactéries. Si la contamination bactérienne persiste, le recours à des méthodes de désinfection continue, en aval de ces appareils, pourrait être la solution.

4. Dans le cas de boîtiers-filtres contenant des cartouches jetables de charbon activé, des cartouches à sédiments ou tout autre type de cartouche de 10 ou de 20 po, remplacer l'ancienne cartouche par une neuve.

5. Les puits artésiens dont les couvercles sont enfouis devraient être modifiés. On peut prolonger le tubage d'acier et sceller le joint avec une bague à recouvrement soudée en continu par-dessus et par-dessous. Si le tuyau d'alimentation en eau contient un fil chauffant, et dans tout autre cas où il est impossible d'allonger le tubage du puits, on doit sceller le couvercle sous terre avec précaution et fixer à celui-ci un tube d'aération qui dépassera le niveau du sol d'au moins 30 cm. Ce tube devrait être recourbé en bec de cygne pour ne pas prendre l'eau de pluie et terminé par un petit moustiquaire. Enfin, il faut protéger adéquatement ce tube contre les bris mécaniques.

Conseils aux prêteurs hypothécaires et aux futurs acquéreurs

1. Les analyses bactériologiques effectuées à la suite d'une chloration-choc ne sont pas une garantie que la contamination bactérienne ne frappera pas de nouveau si des mesures correctrices ne sont pas prises.

2. Les recommandations (voir Comment prévenir la contamination ?) énoncées ci-dessus devraient être observées et incluses à toute démarche de désinfection préventive ou de chloration-choc.

3. La validation du système d'alimentation en eau potable d'une propriété devrait inclure la validation du débit (de la même manière que le champ d'épuration doit être adapté à la taille d'une propriété, de même l'approvisionnement en eau devrait être suffisant).

4. Dans tous les cas douteux, l'appréciation de la qualité de l'eau devrait comprendre l'analyse de paramètres tels que la dureté, la concentration en sulfure d'hydrogène, en fer et en manganèse, de même que la turbidité. La turbidité (eau brouillée) peut cacher des micro-organismes dangereux pour la santé et résistants à la chloration, tels que le cryptosporidium et le giardia.

5. Il arrive régulièrement qu'une demande d'hypothèque soit refusée lorsque l'eau d'une propriété ne satisfait pas aux normes bactériologiques. L'eau d'alimentation d'une résidence doit être salubre. Cependant, les informations actuelles nous indiquent que la seule façon de s'assurer de la qualité bactériologique constante de l'eau d'un puits ou d'une source est la désinfection continue. Plusieurs dispositifs de désinfection sont offerts pour les systèmes individuels d'alimentation en eau : chloration, peroxyde d'hydrogène, lampe ultra-violette, etc. Il faut toutefois savoir que les minéraux, les matières organiques et la turbidité de l'eau peuvent nuire à ces méthodes de désinfection au point de les rendre inefficaces. Il importe donc de réaliser une évaluation complète avant de procéder à l'installation de tout appareil de désinfection continue. Pour une évaluation complète d'un système d'alimentation en eau, consulter notre programme élaboré à cette fin : Vérification de votre système d'alimentation en eau.

Références

* LA CONTAMINATION BACTÉRIOLOGIQUE DES PUITS EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE, Direction régionale de la santé publique, 819-764-3264

** Dans le cadre d'un rapport sur les nitrates dans l'eau potable, M. Mercier et D. Gaudreau Direction de la santé publique de la montérégie 514-928-6777

*** SHOCK CHLORINATION OF WELLS AND SPRINGS, Ohio State University Extension, 07/1997

L'échantillonnage de l'eau

Comment s'y prendre pour échantillonner soi-même son eau pour différents analyses

Procédure d'échantillonnage microbiologique

1. Utiliser de préférence un robinet qui sert souvent pour votre eau potable ;

2. Retirer (dévisser) le grillage du bec du robinet s'il y en a un ;

3. Laisser couler l'eau froide au moins 5 minutes ;

4. Réduire le débit d'eau pour obtenir un filet d'eau de la grosseur d'un crayon ;

5. Ne dévisser le couvercle de la bouteille d'échantillonnage qu'au moment de prendre l'échantillon ;

6. Ne pas rincer la bouteille, elle contient un produit (liquide ou solide) qui doit rester dans la bouteille ;

7. Garder le couvercle dans une main et remplir jusqu'au collet la bouteille avec l'autre main. Retourner la bouteille d'échantillon le plus rapidement possible après le prélèvement. Mais assurez-vous de le faire durant les jours et les heures où les échantillons peuvent êtres acceptés.

Procédure d'échantillonnage physico-chimique

1. Utiliser de préférence un robinet qui sert souvent ou une méthode appropriée si l'eau d'un puits doit être échantillonnée ;

2. Laisser couler l'eau froide au moins 5 minutes ;

3. Réduire le débit d'eau pour obtenir un filet d'eau de la grosseur d'un crayon ;

4. Ne dévisser le couvercle de la bouteille d'échantillonnage qu'au moment de prendre l'échantillon ;

5. La bouteille d'échantillonnage (pour la plupart des analyses) peut être rincée, sauf si elle contient un produit préparé par le laboratoire ;

6. Garder le couvercle dans une main et remplir la bouteille avec l'autre main, selon les instructions ;

7. Dépendant des paramètres, des procédures d'échantillonnage particulières s'appliquent. Vérifier avec nous. Retourner la bouteille d'échantillon rapidement. À la différence des échantillons microbiologiques, les échantillons de physico-chimie peuvent reçues en tout temps durant les heures ouvrables.

Pour approfondir le sujet

Le mode de prélèvement détaillé qui suit a été reproduit du site du Ministère de l'environnement du développement durable et des parcs (MDDEP).

Modes de prélèvement

L'étape d'échantillonnage influence directement la qualité des résultats analytiques obtenus. Des précautions élémentaires sont décrites ci-dessous afin de minimiser les risques associés à la contamination et de permettre le maintien de l'intégrité des échantillons. En effet, les échantillons peuvent être contaminés par un manque de soin dans l'application des techniques d'échantillonnage. La sensibilité et les limites de quantification souhaitées peuvent servir à définir le volume et le type d'échantillon à prélever. Il est de la responsabilité du préleveur ou du responsable du système de distribution de s'assurer de la qualité du prélèvement, de la conservation et du transport adéquat des échantillons. Une collaboration étroite avec le laboratoire accrédité qui recevra les échantillons est essentielle. Pour éviter des problèmes de contamination, il faut prendre les précautions suivantes :

  • utiliser des robinets dédiés uniquement à l'échantillonnage et ouverts en permanence lorsque cela est possible, sinon s'assurer que le robinet d'eau froide est utilisé et que le robinet d'eau chaude est bien fermé;
  • éviter l'utilisation de robinets à une seule manette (débit et température), puisqu'il est plus difficile de s'assurer que le robinet d'eau chaude est bien fermé;
  • utiliser des robinets situés à l'intérieur d'un bâtiment ou dans un lieu protégé du vent et des intempéries;
  • éviter l'utilisation de robinets extérieurs qui servent au branchement de boyaux d'arrosage;
  • utiliser un robinet qui n'est pas branché à un appareil ou un système de traitement individuel de l'eau afin de prélever une eau représentative du système de distribution de l'eau potable;
  • utiliser un robinet branché à un appareil ou un système de traitement individuel afin de prélever une eau représentative de celle consommée par les usagers;
  • enlever tout objet se trouvant sous le bec du robinet comme les aérateurs, grillages, pommes d'arrosage, boyaux; s'il est impossible de les enlever, choisir un autre robinet;
  • nettoyer l'extérieur et l'intérieur du bec du robinet à l'aide d'une pièce de coton propre à usage unique imbibée d'une solution commerciale d'eau de Javel (environ 5 % d'hypochlorite de sodium);
  • laisser couler l'eau pendant 5 minutes avant de prélever un échantillon afin de s'assurer que l'eau prélevée est représentative de celle circulant dans le système de distribution;
  • s'assurer que la pression d'eau du robinet est raisonnable lors de l'échantillonnage afin d'éviter des éclaboussures et de perdre les agents de préservation à l'intérieur des contenants de prélèvement;
  • ne jamais fumer pendant l'échantillonnage ou lors du transport des échantillons;
  • ne jamais échantillonner immédiatement après avoir manipulé du carburant, par exemple pour faire le plein dans une voiture;
  • éviter de prélever des échantillons d'eau dans des salles de bain qui peuvent contenir des désodorisants chimiques de composition identique à certains composés organiques mesurés;
  • ne pas mettre d'échantillons dans des récipients dont la provenance est inconnue (toujours utiliser les contenants fournis par les laboratoires accrédités par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs);
  • ne jamais rincer les contenants fournis par les laboratoires, qui contiennent les agents de préservation requis pour les analyses;
  • préparer les contenants de prélèvement pour les analyses effectuées par les responsables de système de distribution (aux sites d'échantillonnage) de façon à ce qu'ils soient exempts de contaminants;
  • ne pas utiliser du matériel d'échantillonnage en métal si l'analyse porte sur des métaux à l'état de trace
  • entreposer le matériel d'échantillonnage dans des endroits propres et bien aérés;
  • boucher soigneusement et hermétiquement tous les contenants après le prélèvement;
  • prérefroidir, si possible, les échantillons au réfrigérateur avant l'expédition (particulièrement en période estivale);
  • enregistrer adéquatement les échantillons prélevés à l'aide des formulaires appropriés;
  • emballer soigneusement les échantillons pour éviter les bris ou déversements et utiliser des contenants d'expédition identifiés et adéquats pour le transport des échantillons;
  • s'assurer d'utiliser un service de transport fiable afin de maintenir les échantillons en bon état à l'intérieur des délais de conservation prescrits.

En plus de ces précautions générales, il est à noter que tous les échantillons destinés aux analyses microbiologiques doivent toujours être prélevés dans des contenants stériles fournis par le laboratoire accrédité, en laissant un espace d'air d'au moins 2,5 cm entre la surface du liquide et le bouchon, ce qui facilite l'homogénéisation de l'échantillon au moment de son analyse au laboratoire. De plus, certains principes d'hygiène ou d'asepsie doivent être respectés lors de la prise de l'échantillon (i.e. éviter de mettre les doigts ou tout autre objet à l'intérieur du goulot et du bouchon du contenant et limiter au minimum l'exposition à l'air libre du contenant lors de l'échantillonnage).

En ce qui concerne les échantillons destinés à l'analyse chimique de composés organiques volatils cités au tableau 1 de ce fascicule, il est nécessaire de joindre aux bouteilles d'échantillonnage un blanc de terrain (à l'exception des trihalométhanes). Le blanc de terrain permet de vérifier si une contamination est survenue lors de l'échantillonnage ou pendant le transport. Il est préparé par le laboratoire en remplissant un contenant avec de l'eau purifiée et les agents de préservation appropriés. Le blanc de terrain doit être amené et manipulé sur le site d'échantillonnage, puis rapporté au laboratoire comme un échantillon. Les contenants de blancs de terrain doivent donc être ouverts sur le terrain, pendant environ la même période que les contenants d'échantillons lors du prélèvement. Ils doivent toujours accompagner les autres contenants, avant, pendant et après l'échantillonnage, ainsi qu'au retour des échantillons au laboratoire.

Analyse microbiologique en laboratoire

Pour comprendre son analyse microbiologique de l'eau

Ce type d'analyse est le plus important pour la protection de la santé. Il permet de déterminer si l'échantillon d'eau contient des bactéries qui peuvent donner des malaises ou des maladies. Les autorités recommandent de faire effectuer ce type d'analyses une à deux fois par année et de conserver les résultats.

L'analyse microbiologique courante permet de détecter la présence de coliformes fécaux (E.Coli), soit les bactéries les plus dangereuses pour la santé. Aucune bactérie de ce type ne peut être tolérée dans l'eau potable en raison des effets potentiellement graves et immédiats de ce groupe de bactéries sur la santé.

L'analyse microbiologique permet aussi de dénombrer les coliformes totaux. La présence de coliformes totaux est une indication que l'eau du puits est sous l'influence des eaux de surface. Le Règlement tolère la présence de quelques unes de ces bactéries dans l'eau potable, mais si leur nombre dépasse 10 l'eau sera déclarée non-conforme.

Finalement, le nombre des colonies atypiques qui figure sur le rapport donne une mesure de l'abondance des bactéries dans l'eau.

Les normes microbilologiques dans le Règlement, voir annexe 1 http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=//Q_2/Q2R40.htm

Toutes les analyses microbiologiques de Techn'EAU Conseil sont effectuées par un laboratoire accrédité. L'interprétation des résultats est faite par notre personnel qualifié selon le Règlement sur la Qualité de l'eau potable au Québec (RQEP). Pour en savoir plus, consultez en ligne le site du Ministère de l'Environnement du développement durable et des Parcs (MDDEP).

Normes microbiologiques de l'eau potable

Paramètres

Max

Unités

Coliformes fécaux ou E. coli

0

UFC/100 ml

Coliformes totaux

< 10

 

Colonies atypiques (Colif. tot.)

≤ 200

 

Entérocoques (Strep. féc.)

0

 

Bactéries hétérotrophes

≤ 500

 


Que signifient les codes utilisés sur votre rapport ?

Codes

Définitions

UFC

Unités formatrices de colonies

TNI

Les colonies de bactéries qui se sont développées au laboratoire sont trop nombreuses pour être identifiées. Le résultat ne peut être lu clairement les bactéries se chevauchent les unes sur les autres.

≤  >

≤  plus petit que 
> plus grand que

TNC

Trop nombreuses pour être comptées – Plus de bactéries que TNI, les bactéries sont si nombreuses qu'elles ne peuvent pas être comptées.

Ml

Millilitres

Bouteille

Bouteille stérile et préparée selon des normes strictes pour prélever l'eau dont 100 ml seront utilisés pour fins d'analye

Analyse microbiologique (présence/absence) à faire soi-même

Cette trousse d'emploi facile permet de déterminer à la maison si l'eau contient des bactéries de type coliformes. Il suffit de remplir la pochette avec l'eau du robinet et de la laisser reposer ensuite sur le frigo pendant une période de 24 à 72 heures. Selon la couleur finale de l'eau, il y présence ou absence de coliformes. En cas de présence, il est recommandé de procéder à un test de confirmation ou de désinfecter le puits. Ces trousses d'analyse bon marché sont en vente chez Techn'EAU Conseil.

Analyses physico-chimiques

D'abord une distinction importante. Il existe deux types d'analyses physico-chimiques.

1 - Il y a celles qui visent à détecter la présence de contaminants dangereux pour la santé à plus ou moins long terme. On parle alors de contamination chronique. La limite pour chacun de ces contaminants a été établie et figure à l'Annexe 1 du Règlement sur la qualité de l'eau potable (RQEP). http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=//Q_2/Q2R40.htm

2 - Il y a ensuite les analyses qui visent à détecter la présence d'éléments indésirables dans l'eau mais dont la présence n'est pas connue pour affecter la santé. Nuisibles, ces éléments ne font pas l'objet de «normes» au Québec, mais leur limite maximale a été établie par Santé Canada. Les principaux éléments de ce groupe qu'on appelle «esthétique», puisqu'ils changent l'apparence et l'odeur de l'eau, sont le fer, le manganèse, la dureté et les sulfures (soufre). On classe aussi dans ce groupe les tanins-lignine, une substance naturelle qui donne à l'eau une couleur jaune mais qui ne tache pas.

Aujourd'hui, la plupart des ménages modernes ne tolèrent pas une eau qui tache ou qui sent mauvais dans leur résidence. Le premier pas pour résoudre les problèmes consiste à réunir une information de qualité sur les caractéristiques de l'eau. Techn'EAU Conseil offre une analyse physico-chimique de neuf paramètres qui vise à identifier et à chiffrer les paramètres non-conformes. Les éléments de ce forfait sont les suivants : le pH, la turbidité, la conductivité, l'alcalinité, la couleur, les chlorures, la dureté, le fer, le manganèse.

Toutefois, nous savons par expérience que les besoins particuliers diffèrent autant que les inquiétudes et les désagréments dus à l'eau. Par conséquent, nous recommandons un entretien (soit au téléphone, soit sur place à nos bureaux ou chez-vous) avec un de nos spécialistes afin de bien cerner le problème et les objectifs que vous avez. Même si beaucoup de dossiers sont simples, il importe pour nous de ne pas brûler d'étapes afin de vous recommander d'abord les analyses dont nous avons vraiment besoin pour bien vous servir.

Liste de paramètres physico-chimiques

PARAMETRES

Normes

Conductivité (PR-CH-16-01)

≤ 1650 µS/cm

Turbidité / Turbidity (tu)(PR-CH-16-03)

≤ 5 UTN

pH @ 21,1°C (PR-CH-16-02)

6,5 – 8,5

Fer / Iron (fe) (PR-CH-18-03)

≤ 0,3 mg/l

Manganèse (Mn) (PR-CH-18-05)

≤ 0,05 mg/l

Chlorures / Chlorides (Cl) (PR-CH-17-03)

≤ 250 mg/l

Barium (Ba) (PR-CH-18-01)

≤ 1,0 mg/l

Chrome total (Cr) (PR-CH-19-03)

≤ 0,005 mg/l

Mercure (Hg) (PR-CH-16-04)

≤ 0,001 mg/l

Arsenic (As) (PR-CH-19-01)

≤ 0,025 mg/l

Cyanures (CN) (PR-CH-17-04)

≤ 0,2 mg/l

Bore (B) (PR-CH-17-02)

≤ 5,0 mg/l

Plomb (Pb) (PR-CH-19-06)

≤ 0,01 mg/l

Selenium (Se) (PR-CH-19-07)

≤ 0,01 mg/l

Fluorure (F) (PR-CH-17-05)

≤ 1,5 mg/l

Cadmium (Cd) (PR-CH-19-02)

≤ 0,005 mg/l

Nitrates / Nitrites (N) (PR-CH-17-01)

≤ 10 mg/l

Sulfates (SO4) (PR-CH-17-06)

≤ 500 mg/l

Cuivre (Cu) (PR-CH-19-04)

≤ 1,0 mg/l

Nickel (Ni) (PR-CH-19-05)

≤ 0,1 mg/l

Zinc (Zn) (PR-CH-18-07)

≤ 5 mg/l

Magnésium (Mg) (PR-CH-18-04)

-

 

Couleur vraie / True colour

≤ 15 UCV

Dureté totale / Total hardness (eq. CaC03)

≤ 200 mg/l

Alcalinité / Alkalinity (CaC03)

≤ 500 mg/l

Sulfures totaux / Total Sulfides (H2S)

≤ 0,05 mg/l

Tannins

≤ 0,45 mg/l

Sodium (Na) (PR-CH-18-06)

≤ 200 mg/l